Sineoest une société de nettoyage de véhicules qui a la particularité de nettoyer sans eau et à la main. Le concept, qui allie l’économie d’eau aux produits biodégradables, est à lui-seul innovant.
Son partenariat avec un laboratoire de chimie végétale lui permet de créer de nouvelles formules de produits toujours plus performantes et plus écologiques. Le budget consacré à la recherche et au développement est conséquent et témoigne de l’importance du domaine pour l’entreprise. Le lavage à la main, plus long, permet un nettoyage impeccable de tout le véhicule, intérieur comme extérieur.
L’idée novatrice de concilier le lavage auto sans eau et l’usage de produits non dangereux a permis à Sineo de s’installer sur un nouveau marché connaissant peu de concurrents. En 2008, Sineo continue son développement pour atteindre le nombre de 40 sites en France.
Depuis mars 2008, un site a été ouvert à Dijon, sous la direction de Thomas Buffard. Ses équipes sont présentes chaque jour sur le parking du magasin IKEA. Sineo Dijon travaille déjà avec de nombreux professionnels de l’automobile et des entreprises disposant d’une flotte de véhicules.
En plus de son engagement pour la préservation de l’environnement, Sineo s’inscrit dans une démarche sociale puisqu’elle propose des contrats de travail à des personnes en difficultés (chômeurs longue durée, jeunes sans travail, personnes handicapées…). Cette démarche doit permettre à chaque préparateur engagé de disposer d’un métier tremplin qui doit l’aider à remettre un pied dans le monde du travail et d’établir un projet professionnel cohérent.
Depuis la tenue du Grenelle de l’environnement à l’automne 2008, diverses mesures sont mises en place pour inciter les entreprises à penser développement durable. Mais au-delà du développement des entreprises, il existe également des opportunités commerciales créées par le développement durable. C’est le pari fait en 2004 par Grégory Trébaol et Marc Attias.
En 2004 les deux entrepreneurs ont créé une entreprise, Easybike, pour développer un vélo à assistance électrique. Aujourd’hui leur entreprise représente 25% du marché et s’apprête à lever 1 million d’euros pour financer sa croissance. Avec un prix de vente de 1 000€, 2008 à permis à Easybike de vendre plus de 5 000 vélos. En 2009, Easybike a réussi à vendre 2 000 unités. Le marché du vélo électrique est un marché de niche puisque le marché du cycle en France représente 3 millions d’unités vendues par an.
Si en 2004 leur idée de création d’entreprises était clairement innovante, aujourd’hui ils voient arriver sur le marché de nouveaux concurrents.
Un nouvel accord-cadre de deux ans, 2010-2012, a été signé entre l’ADEME et l’ACFCI. Cet accord prévoit de développer les actions actuelles des deux organisations, à savoir :
le renforcement du nombre et des compétences des chargés de mission énergie-environnement ;
la sensibilisation et la formation des autres conseillers entreprises aux enjeux environnementaux notamment dans les secteurs du commerce et le tourisme ;
la promotion vers les entreprises des fonds exceptionnels alloués à l’ADEME dans le cadre du Grenelle Environnement (fonds chaleur et fonds déchets) ;
Et plus globalement, l’amplification de toutes les actions de mobilisation des entreprises sur les enjeux énergie et environnement.
Depuis 1994, l’ACFCI et l’ADEME collaborent afin d’accompagner au maximum les entreprises dans leur stratégie de développement durable. Leur collaboration a permis la mise en œuvre de diverses actions telles que :
La création et l’animation d’un réseau au sein des C(R)CI pour conseiller les PME et TPE sur les questions environnementales et énergétiques. En 10 ans, ce sont 6 000 pré-diagnostics déchets, environnement et énergie, qui ont été réalisé;
La mise en place de l’opération 1.2.3 Environnement, ou démarche de management environnemental par étape, qui a permis à plus de 400 entreprises d’entamer les démarches en accord avec la norme ISO 14001
L’expérimentation de la labellisation ENVOL (ENgagement VOLontaire de l’Entreprise pour l’Environnement) qui permet à 100 PME de bénéficier d’un conseil gratuit pour la mise en œuvre d’une démarche de management environnemental.
La mise en œuvre d’opérations collectives de conseil aux entreprises, des formations, des journées techniques.
Ce nouvel accord-cadre de deux ans va permettre aux deux organismes de poursuivre leur coopération et d’amplifier la portée de leurs actions grâce à la mobilisation de nouveaux relais, tels que les conseillers entreprises en création-transmission, tourisme ou commerce.
Plus d’informations sont disponibles à ce sujet sur le site de l’ADEME.
Dans le cadre du salon Pollutec, le salon des solutions d’avenir au service des enjeux environnementaux et économiques, s’est tenue la remise du prix entreprises et environnement afin de récompenser les entreprises ayant mis en place des initiatives innovantes en matière de développement durable. Remis par Michèle Pappalardo, Commissaire générale au Développement durable, et François Moisan, Directeur Stratégie Recherche de l’ADEME, ce prix a récompensé 8 entreprises dans 4 catégories différentes.
Dans la catégorie Ecoproduit pour le développement durable ont été récompensés :
Bio création, entreprise agro-alimentaire, reçoit le Prix Ecoproduit pour le développement durable 2009 pour la « Palette Logistique ». Ce système, constitué de deux palettes distinctes, a été conçu pour optimiser le transport et le stockage des marchandises. Il permet, notamment, d’éviter les éventuelles contaminations chimiques ou biologiques associées à la circulation des palettes classiques.
Aubrilam S.A.S reçoit une mention spéciale du jury pour le mât d’éclairage public en bois « Moshi » qui émet 2,8 fois moins de CO2 pour sa fabrication par rapport à un mât métallique.
Dans la catégorie Management et initiatives pour le développement durable ont été récompensées :
Euro-Nat, entreprise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits issus de l’agriculture biologique, pour sa volonté d’intégrer à sa politique globale une démarche durable et d’atteindre des objectifs sociaux, éthiques et environnementaux avec l’aide d’un Responsable Développement Durable spécialement mandaté.
Botanic, entreprise de jardinerie développant une offre alimentaire, reçoit une mention spéciale du jury pour l’évolution générale de son offre. Par exemple, la mise en place du dispositif « écojardinier » a abouti à la suppression totale des engrais et pesticides chimiques en 2008. En parallèle, un plan sur 3 ans vise à intégrer des critères environnementaux et sociaux dans l’ensemble de son offre de produits.
Dans la catégorie Technologies économes et propres pour le développement durable ont été récompensées :
Les ateliers de l’Argoat, société productrice d’andouilles et andouillettes, pour la récupération et la transformation de graisses animales en biocombustible. Cette utilisation originale des graisses animales a permis à l’entreprise de réduire de 23% les charges polluantes aqueuses, de 50% les déchets et de 60% la consommation d’énergie d’origine fossile de l’entreprise.
Lanxess elastomères, producteur des caoutchoucs synthétiques, reçoit la mention spéciale « Traitement des rejets atmosphériques » pour sa réduction de composés organiques volatils (COV) : le dispositif innovant permet de récupérer 95% des émissions canalisées de COV. Les COV sont ensuite détruits tout en produisant une énergie qui est elle-même récupérée et utilisée au sein de l’entreprise.
Club Méditerranée reçoit la mention spéciale « Technologie et développement durable » pour la mise en place d’un traitement écologique de ses eaux usées au club « la Plantation d’Albion » de l’Ile Maurice équipé de jardins Filtrants®. Cette installation a permis de recréer une zone humide importante pour la préservation de la faune et la flore de l’île.
Dans la catégorie Coopération internationale pour le développement durable ont été récompensés :
Signaléthique reçoit le Prix Coopération internationale pour le développement durable 2009 pour son offre de cadeaux d’affaires issus du commerce équitable : cette entreprise travaille exclusivement avec des coopératives membres de la WFTO (Organisation Mondiale du Commerce Équitable) et sensibilise les artisans locaux à l’éco-conception des produits.
Verteego permet à toutes les sociétés de calculer leur empreinte environnementale, et de savoir où elles en sont de leur gestion du développement durable.
C’est un outil qui permet de faire son rapport de développement durable en ligne, et ainsi d’entrer en relation avec des sociétés qui ont également cette préoccupation.
Verteego s’est aussi lancée dans une autre activité : Verteego.carbon.
Avec 200 entreprises inscrites sur Verteego en moins d’un an, il semble que le concept séduit. Son co-fondateur Ruppert Schiessl nous explique pourquoi.
Quel est l’intérêt pour les entreprises de faire ce genre de bilans? En quoi le développement durable peut rapporter quelque choses aux sociétés? Combien coute le service?
Qu’est-ce que le bilan carbone? Est-ce obligatoire pour les PME?
Quels types de clients sont intéressés par le bilan de l’impact environnemental? Pour en faire quoi?
La crise bouscule-t-elle l’activité de Verteego? A-t-elle des concurrents?