25 septembre 2009
Il y a quelques semaines nous vous avons parlé de l’ensemble des mesures mises en place par le gouvernement visant à favoriser l’embauche de jeunes salariés au sein des entreprises. Parmi ses mesures, l’une d’elles avait pour objectif d’inciter les entreprises à embaucher leurs stagiaires en CDI au terme de leur stage. Cette incitation prenant la forme d’une prime de 3 000 euros par embauche. Initialement prévue pour se terminer en septembre 2009, cette mesure a été prolongée jusqu’en juin 2010.
Les premiers résultats de cette mesure ayant été jugés décevants, seules 1 676 embauches de réalisées selon Les Echos, le gouvernement a décidé de la reconduire dans le temps et de la renforcer au moyen de diverses actions en faveur des contrats professionnalisant.
Tout d’abord, la mesure concerne désormais toutes les personnes ayant commencé leur stage avant le 30 septembre 2009, ce qui permet de prendre en compte l’ensemble des contrats professionnalisants réalisés dans le cadre de l’année scolaire 2009-2010.
Ensuite, les branches du commerce et de la distribution, des travaux publics, de l’intérim et de la métallurgie de l’UIMM ont signé, grâce au travail de sensibilisation de Jean-François Pilliard, délégué général de l’UIMM, une convention avec le Pôle Emploi qui devrait permettre l’embauche de 42.000 jeunes en contrat de professionnalisation.
La dernière mesure en faveur des contrats de professionnalisation concerne les démarches d’inscription en CFA. Dorénavant les jeunes auront la possibilité d’être inscrits dans un CFA et de continuer à chercher un employeur dans le cadre de leur formation et ce jusqu’à janvier 2010. Ce prolongement sera adapté dans le futur et ira jusqu’au mois de décembre.
Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi et Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, haut commissaire à la Jeunesse ont annoncé un objectif de 50 000 recrutements en CDI grâce à ces mesures. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le communiqué de presse sur le sujet sur le site du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.
4 août 2009
Les contrats en alternance bénéficient depuis quelques mois de diverses mesures visant à inciter les PME à recruter des employés en alternance. Dans cette même dynamique, le MEDEF mène une campagne proactive auprès des dirigeants de PME. Dans cette optique de sensibilisation et d’accompagnement le MEDEF à mis en place un site d’information sur le sujet.
Le site Miser sur l’avenir est scindé en deux parties. La première dédiée aux chefs d’entreprises, contient toutes les informations utiles à l’embauche d’un jeune en contrat d’alternance. Le site propose également un argumentaire exhaustif des avantages qu’a une entreprise à embaucher une personne en formation en alternance. Le site sert également de facilitateur puisqu’il permet aux chefs d’entreprises de laisser des annonces pour recruter une personne en alternance.
La seconde partie, dédiée aux jeunes, fournit des informations sur les différents métiers qui recrutent des jeunes régions par région. Il fournit également de la documentation expliquant comment mener un entretien d’embauche et comment bien vendre son profil.
Le but de ce site est à la fois pédagogique, en expliquant les avantages des contrats d’alternance, et pratique avec son système de mise en relation entre les employeurs et les jeunes cherchant un employeur.
Plus d’informations sur les avantages des contrats d’alternance pour les PME sur le site miser sur l’avenir.
L’embauche de jeunes en contrat en alternance n’est pas une action sans conséquence. Elle exige que les employés de la PME prennent en charge le nouvel employé pour participer à sa formation.
Depuis plusieurs mois le gouvernement mène diverses actions afin de rendre l’embauche de contrat en alternance avantageuse pour les PME. Voici un récapitulatif des diverses mesures prisent en faveur de l’embauche de jeunes en contrat en alternance.
Tout d’abord il est important de différencier les deux types de contrat en alternance qui existent, le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. La différence principale étant que le contrat d’apprentissage demande à ce que l’employé soit formé dans un Centre de Formation en Alternance et qu’il est, principalement, destiné aux jeunes de moins de 25 ans.
Un des avantages indéniables lié à l’embauche d’un employé en alternance est la possibilité de former une personne aux procédures et à la vie de l’entreprise. Et, une fois le contrat en alternance terminé, d’avoir la possibilité de recruter une personne que l’on connait, formée et opérationnelle immédiatement.
Il existe ensuite diverses mesures incitatives. Tout d’abord, toute la formation est financée en amont et n’est donc pas à la charge de l’employeur. Ensuite, toutes les embauches en contrat d’apprentissage réalisées avant juin 2010 sont exonérées de charges sociales et les entreprises de moins de 50 employés recevront en sus une prime de 1 800€.
Pour les contrats de professionnalisation, les aides sont légèrement différentes puisque toutes les entreprises embauchant un jeune en contrat de professionnalisation recevront 1 000 € de prime et 2 000 € de primes si le jeune n’a pas le niveau bac.
En plus de ces primes, le gouvernement a mis en place des leviers fiscaux afin d’inciter les PME à recruter. On notera notamment le crédit d’impôt allant de 1 600 € à 2 200 €, l’exonération de taxe professionnelle possible selon des critères de masse salariale.
Il est également important de noter que les apprentis ne sont pas comptabilisés pour calculer l’effectif d’une entreprise. Ils sont par contre pris en compte pour le calcul de la tarification des risques d’accidents du travail et maladies professionnelles.
L’embauche en alternance bénéficie d’aides visant à rendre les embauches avantageuses et peu risquées pour les PME.
Pour plus d’information vous pouvez consulter la page dédiée sur le site du ministère du travail ou le document du MEDEF sur le sujet.
30 avril 2009
Total et le Haut Commissariat ont annoncé la prochaine signature d’une partenariat créent un fond de solidarité en faveur des jeunes, notamment en soutenant le projet de l’ADIE : CreaJeunes.
Dans la même lignée, le site du Premier Ministre a annoncé la mise en place de plusieurs mesures afin d’inciter les entreprises à recruter des jeunes.
Les mesures annoncées sont majoritairement tournées pour inciter les entreprises à prendre des jeunes en formation. Dans cette optique, le gouvernement a annoncé que :
le dispositif Zéro charges pour les entreprises de moins de 10 salariés prévu dans le cadre du plan de relance, sera étendu aux entreprises de plus de 10 salariés pour le recrutement de leurs apprentis. L’objectif étant d’atteindre 320 000 apprentis entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010.
Les entreprises de moins de 50 salariés qui embaucheront des apprentis supplémentaires, bénéficieront d’une prime de 1 800 euros. Cette mesure vise à permettre l’embauche de 40 000 jeunes apprentis supplémentaires.
Les entreprises qui embaucheront un jeune de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation toucheront une prime de 1 000 euros. Celle-ci sera portée à 2 000 euros pour le recrutement d’un jeune n’ayant pas le niveau bac.
L’États’est également engagé à verser aux entreprises une prime de 3 000 euros aux entreprises qui recruteront en CDI un jeune stagiaire. L’objectif étant d’atteindre à fin septembre 2009 un contingent de 50 000 recrutements.
Le coût total de ces mesures, pour la période 2009-2010 s’élève à près de 550 millions d’euros.
En plus de ces mesures, le gouvernement a annoncé qu’il saisira le parlement afin de faire évoluer la législation dans le but que les stagiaires soient rémunérés dès la fin du deuxième mois de stage.
Plus de détails disponibles sur le site du Premier Ministre.
29 avril 2009
Il y a quelques semaines nous vous informions de la volonté de Total d’aider les créatrices d’entreprises. Aujourd’hui le groupe pétro-chimique a annoncé la mise en place d’un fonds qui servira à aider le retour à l’emploi des jeunes. Une des actions de ce fonds sera de financer des créations d’entreprises.
Ce fonds de solidarité en faveur des jeunes représentera un montant total de 50 millions d’euros. 25 millions serviront à mettre en place les programmes puis le fond sera alimenté par 5 millions supplémentaires durant les 5 années suivantes.
Le Groupe Total va signer une convention avec le Haut Commissariat à la Jeunesse dans les semaines à venir. Cette convention concernera trois programmes :
- le financement de 10 000 permis de conduire pour les jeunes en apprentissage ;
- la lutte contre l’échec scolaire, par l’accompagnement des enfants et de leur famille en partenariat avec l’Apfee 1, dans le cadre du programme « Coups de pouce clé » ;
- la création d’entreprises en partenariat avec l’ADIE, dans le cadre du programme CréaJeunes.
Contacté par nos soins, le Groupe Total a détaillé la teneur du programme d’aide à la création d’entreprise.
CréaJeunes, programme de l’ADIE, bénéficie déjà du soutien du Groupe Total. En 2008, le programme a permis d’aider 400 jeunes à créer leur entreprise.
En 2009, avant la signature de la convention, Total avait prévu le versement d’une aide de 150 000 euros et planifié de presque doubler le nombre de jeunes aidés et atteindre les 700 jeunes aidés fin 2009.
La signature de cette convention avec le Haut Commissariat à la Jeunesse va permettre de donner une forte accélération à CréaJeunes.
La convention prévoit que 2,6 millions d’euros soient injectés dans le programme CréaJeunes, 1,6 millions seront apportés par le Groupe Total et 0,8 million via le fonds d’expérimentation.
Cette injection de fonds doit, à terme, permettre de multiplier par 5 le nombre de jeunes aidés pour atteindre 3 900 jeunes aidés dans 3 ans.
La convention qui va être signée avec le Haut Commissariat à la Jeunesse cadrera la durée et le budget de l’intervention du Groupe Total. Dans les mois qui viennent d’autres programmes seront identifiés et mis en place.
Plus d’informations disponibles sur le site du Groupe Total.