Caisse d'Epargne
27 octobre 2009

A quels soutiens peuvent faire appel les entreprises ayant un problème de trésorerie ?

Comme nous vous en parlions hier dans notre article sur les actions que peuvent mener les entreprises faisant face à un problème de trésorerie, l’association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG) a publié un dossier détaillant la « procédure » à suivre pour faire face à un problème de trésorerie.

La seconde partie de leur dossier est dédiée aux organismes que peuvent contacter les entreprises afin de bénéficier d’un soutien. Soutien qui peut être financier mais qui peut également prendre la forme de conseils, audits et bonne pratiques.

Dans son dossier la DCGF identifie, au final, douze acteurs importants répartis en 4 grands groupes :

  • Les organismes de conseils
  • Les organismes de financement
  • Les organismes de financement dédiés aux entreprises ayant un problème de trésorerie
  • Le médiateur du crédit
  • Voici donc les douze interlocuteurs identifiés par la DFCG. Tout d’abord les 6 organismes de conseils qui vont pouvoir aider les entreprises soit en amont en mettant en place des solutions de gestion, soit en aval en auditant et préconisant des actions permettant de limiter la difficulté de trésorerie.

    Premier interlocuteur de présenté : les Chambres de Commerce et de l’Industrie. La majorité d’entre elles disposent de cellules dédiées au soutien aux entreprises en difficultés.

    Les délégations régionales du MEDEF ont, entre autre, comme responsabilité d’accompagner les entreprises dans leurs démarches de recherche de financement.

    Les CGPME pourront conseiller et informer les entreprises sur les mesures dont elles peuvent bénéficier et qui pourraient les aider face aux problèmes de trésorerie.

    Le CIP peut apporter une forte expertise sur l’optimisation de la gestion de l’entreprise, notamment par la mise en place de tableaux de bords.

    Les « Parrains PME », dont le rôle est principalement de diriger l’entreprise vers les interlocuteurs pertinents. Chaque parrain ayant nommé un parrain, vous pouvez trouver ses coordonnées à partir des sites locaux de la DRIRE.

    Enfin, dernier acteur de conseil, l’ensemble des sociétés de conseils qui, contre rémunération, pourront apporter leur aide aux entreprises faisant face à un problème de trésorerie.

    En plus de ces six acteurs de conseils, la DFCG a identifié cinq acteurs du financement, dont deux spécialisés pour aider les entreprises en difficultés.

    Premier acteur, OSEO. Dans le cadre du plan de relance de l’économie, OSEO dispose de deux fonds de garantie garantissant jusqu’à 90% des crédits bancaires des entreprises de moins de 5 000 employés.

    Deuxième acteur, privé cette fois, correspond à l’ensemble des assureurs-crédits. Ces entreprises permettent d’assurer les entreprises sur le paiement des biens et services facturés à leur client.

    Autre acteur important, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) qui permet aux entreprises de moins de 250 employés de bénéficier de crédits à faible taux d’intérêt.

    La Commission départementale des Chefs de Services Financiers est un autre organisme identifié par le dossier de la DFCG. Ce service départemental a la possibilité d’accorder aux entreprises des délais de paiement pour leurs dettes fiscales et sociales.

    Enfin, dernier acteur de financement, le Comité Départemental d’examen des problèmes de Financement des entreprises (CODEFI). Ce comité est dédié aux entreprises de moins de 400 employés et peut faire bénéficier aux entreprises en difficultés d’un audit de leur situation. Le CODEFI a également la possibilité d’octroyer aux entreprises des prêts.

    Le dernier interlocuteur identifié dans le dossier de la DFCG, le médiateur du crédit. Le médiateur du crédit est un interlocuteur central dans la recherche de financement. Il peut aider les entreprises dans leur démarche de recherche de fonds, que ce soit auprès d’établissements bancaires ou d’un des agents identifiés ci-dessus.

    Pour plus d’informations sur ces différents interlocuteurs et sur les procédures à suivre, le dossier de la DFCG sur les solutions pour faire face à une difficulté de trésorerie est disponible sur le site du médiateur du crédit.

    Logo de l'association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion
    26 octobre 2009

    Quelles actions peuvent mener les entreprises en cas de problème de trésorerie ?

    L’association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG) a publié il y a quelques jours un dossier complet sur les recours existants pour les entreprises qui font face à un souci de trésorerie.

    Si dans le dernier baromètre de KPMG sur le financement et l’accès au crédit des PME, il est mis en avant que bien que les chefs d’entreprises reprennent, petit à petit confiance, certains sont encore soucieux de la facilité d’accès aux solutions de financement.

    Ce dossier s’articule en deux parties. La première est dédiée, et c’est l’objet de cet article, aux actions que peut prendre une entreprise pour faire face aux problèmes de trésorerie. La seconde partie est quant à elle dédiée aux organismes qui peuvent aider les entreprises.

    La DFCG rappelle, dès son introduction, qu’une des premières actions à entreprendre est de contacter la banque de son entreprise. Depuis quelques années, avec la mise en place de la loi Dailly, plusieurs modalités ont été mises en place pour soutenir les entreprises. Notamment la possibilité que l’entreprise cède à sa banque ses factures clients qui, en échange, avance l’argent dû. Ceci n’est qu’une des multiples solutions que peut apporter une banque à une entreprise faisant face à un problème de trésorerie.

    Il existe également de nombreuses actions à mener au sein de l’entreprise telles que diminuer les investissements qui ne génèrent pas de résultat. Il faut tout de même viser la sortie de crise et conserver des investissements de développement.

    Autre mesure, diminuer les capitaux bloqués, notamment en se faisant régler les dus des clients, vendre les stocks inutilisés, vendre les actifs immobilisés inutilisés, une autre solution envisageable étant l’augmentation de capitale de l’entreprise.

    La DFCG a essayé, au travers de ce dossier, d’être la plus exhaustive possible sur les solutions qu’ont les entreprises pour faire face à un problème de trésorerie.

    La seconde partie de leur dossier, qui fera l’objet d’un billet publié demain, est dédiée aux organismes qui peuvent, face à un problème de trésorerie, apporter une aide.

    Vous pouvez d’ores et déjà consulter le dossier de la DFCG sur le site du médiateur du crédit.

    24 mars 2009

    L’état augmente son aide aux entreprises

    Il y a quelques jours nous vous avons relayez la parution de deux études, la première sur le financement et l’accès au crédit des PME et la seconde concernant les TPE. Ces deux études mettent en avant que les chefs d’entreprises sont inquiets quant à l’état de leur trésorerie.

    Le 23 mars, Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a profité d’une conférence de presse pour faire le point sur l’avancée de certaines mesures mises en place par le gouvernement, ainsi qu’annoncer les mesures qui vont, dans les semaines qui viennent, être mises en place afin de soutenir les entreprises.

    Aujourd’hui, 7,2 milliards d’euros de remboursements de crédit d’impôt sur les sociétés ou de TVA ont été demandé par les entreprises françaises. Sur ces 7,2 milliards, 5,8 milliards d’euros ont déjà été versés, dont 2,1 milliards d’euros à des PME.

    Eric Woerth a également demandé aux URSSAF de faciliter l’octroi de délais de paiement en demandant aux organismes de répondre dans des délais courts aux sollicitations des entreprises. Les entreprises peuvent désormais faire valoir leurs difficultés et obtenir un délai avant même l’échéance de leurs cotisations sociales. Les employeurs qui respectent leur plan d’apurement se verront dispenser du paiement des majorations de retard qui s’élèvent à 5 %.

    Eric Woerth a également annoncé que l’état ferai un effort sur le paiement des marchés publics. Les ministères seront incités à verser par avance 20 % du montant du marché aux fournisseurs qui le demandent.

    Plus de détail sur le site du premier ministre.