Il y a quelques jours c’est le conseil économique, social et environnemental qui a présenté une étude intitulée l’entrepreneuriat au féminin dans laquelle il est fait l’état des lieux de la situation et sont proposées des solutions afin d’améliorer la parité.
Comme le rappelle le rapport, la motivation première des femmes entrepreneurs est de devenir indépendante. Le rapport met également en avant les différences entre hommes et femmes créateurs d’entreprises quant aux diplômes possédés. 9% des créatrices d’entreprises ne possèdent pas de diplômes alors qu’ils sont 15% d’hommes à être dans cette situation. Suivant cette tendance, 45% des créatrices d’entreprises ont un diplôme supérieur au baccalauréat, alors que seul 33% des hommes sont dans cette situation.
Le rapport préconise diverses actions afin d’améliorer la parité. Une des principales est la mise en place de sensibilisation à l’entrepreneuriat au sein du cursus initial. Le rapport cite d’ailleurs comme exemple, les actions menées par l’association 100 000 entrepreneurs et estime qu’elles devraient être plus nombreuses.
Une autre action préconisée est la mise en place d’une antenne de l’APCE dédiée à l’entrepreneuriat au féminin. Cette antenne aurait pour mission, notamment, d’étudier l’entrepreneuriat des femmes, et ce en s’appuyant sur l’INSEE. Le rapport préconise, dans ce sens là, que le renseignement du sexe du créateur d’entreprise ne soit plus limité aux entreprises individuelles et soit généralisé à l’ensemble des entreprises créées.
Enfin, le rapport propose également d’ouvrir aux créatrices d’entreprises les droits dont bénéficient les mères de famille salariées, notamment en matière d’accueil en halte garderie et d’accès aux cantines scolaires.
Il y a quelques mois de cela, nous vous avions fait part de la volonté du gouvernement de modifier la législation encadrant les possibilités qu’ontles fonctionnaires en matière de création d’entreprises. Comme nous vous l’avions expliqué, les fonctionnaires peuvent créer une entreprise mais avec quelques conditions. Le statut d’auto-entrepreneur n’étant qu’une forme supplémentaire de création d’entreprise, les fonctionnaires étaient de facto limités dans leur utilisation du statut d’auto-entrepreneur. Le gouvernement souhaite apporter des modifications afin de permettre aux fonctionnaires de se créer une activité annexe plus facilement.
A l’occasion de l’annonce du nombre d’entreprises créées sous le statut de l’auto-entrepreneur au premier semestre 2009, Hervé Novelli, secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, aux Petites et Moyennes entreprises, au Tourisme, aux Services et à la Consommation, a également annoncé que des réformes étaient en cours concernant l’utilisation du statut d’auto-entrepreneur par les fonctionnaires.
La première réforme est d’ores et déjà discutée au parlement dans le cadre du projet de loi Fonction publique : mobilité et parcours professionnels . Ce projet de loi modifiera la durée durant laquelle un fonctionnaire pourra, sur dérogation, être fonctionnaire et créer son entreprise.
La seconde réforme, qui n’est pas encore programmée à l’agenda du parlement, permettra aux auto-entrepreneurs de cumuler leur poste d’auto-entrepreneur avec leur poste de fonctionnaire sans limite de temps, pour certaines activités telles que :
les activités commerciales de mise en valeur d ’un patrimoine personnel, y compris la restauration et l’hébergement (par exemple les chambres d’hôte),
tous les services à la personne,
et la vente de biens fabriqués personnellement
Rédigé conjointement avec le Ministère du Budget, les modifications devraient être actées fin 2009.
La création d’entreprises est aussi envisagée par les jeunes. Ecureuil.fr a lancé un sondage sur la création d’entreprises auprès de son lectorat pour déterminer la tendance auprès des jeunes. Au final 80% des personnes sondées envisagent de créer une entreprise s’ils ont un bon projet en main et 44% ont très envie de créer une entreprise.
L’entrepreneuriat prend racine auprès des jeunes. Ecureuil.tv a réalisé un micro-trottoir afin de déterminer les projets qu’ont les jeunes entrepreneurs :
Le mois de mars confirme la tendance du premier trimestre 2009, à savoir une augmentation constante du nombre d’entreprises créées. Au mois d’avril, l’INSEE rapporte la création de 49 843 nouvelles entreprises, soit, par rapport au mois précédent, une augmentation de 6,1%. A nouveau l’INSEE pondère ses résultats en rappelant que les créations d’entreprises prennent en compte les créations d’entreprises faites grâce au statut de l’auto-entrepreneur.
Au mois d’avril, ce sont plus de 11 000 créations d’entreprises dans le secteur du commerce, 11 000 dans les activités de services. Ces deux secteurs bénéficient, respectivement, d’une augmentation de 15% et 30% du nombre d’entreprise créées sur le premier trimestre 2009.
La création d’entreprise connait, au premier trimestre, une forte simulation due au statut de l’auto-entrepreneur. Les créateurs d’entreprises ont souvent des idées innovantes mais manquent, parfois, des connaissances manageriales suffisantes pour mener le projet à bien.
L‘Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) est un institut de recherche national qui depuis 1998, grâce INRIA-Transfert, se consacre à l’accompagnement des créateurs de jeunes entreprises innovantes. Forte de l’expérience procurée par INRIA-Transfert, l’INRIA a récemment annoncé la mise en place d’un nouvel organe dédié à poursuivre cette mission : IT-Translation.
IT-Translation, afin d’accomplir sa mission de soutien à la création d’entreprises, sera co-fondateur de tous les projets qui seront soutenus, leur apportant capacité d’investissement financier et capacité d’accompagnement opérationnel.
IT-Translation proposera d’accompagner le projet d’entreprise durant une phase de co-fondation de 9 à 18 mois. Période durant laquelle IT-Translation apportera une expertise managériale et commerciale à la jeune entreprise.