Caisse d'Epargne
Statistiques de la création d'entreprises en septembre 2009
21 octobre 2009

Statistiques de la création d’entreprises en septembre 2009

Comme tous les mois, l’INSEE vient de publier les statistiques de la création d’entreprises en France. En septembre, les créations d’entreprises ont de nouveaux crû pour atteindre les 56 548 entreprises créées soit une variation de + 38,6% par apport au mois d’août.

Mois après mois l’INSEE fait évoluer son rapport statistiques pour que celui-ci colle au plus près de la réalité de la création d’entreprises. Depuis le début de l’été, le rapport mentionne le nombre de d’auto-entrepreneurs créés, depuis ce rapport, l’INSEE présente les statistiques de la création d’entreprises avec et sans prise en compte des auto-entrepreneurs.

Le mois de septembre renoue avec les tendances du premier semestre 2009. Avec une forte croissance de création d’entreprises, et 56 548 entreprises créées, le mois de septembre est le mois de l’année 2009 qui témoigne de la plus forte création d’entreprises. Pour la première fois l’INSEE propose des statistiques de la création d’entreprises sans les entreprises créées grâce au statut de l’auto-entrepreneur.

Sans les entreprises créées grâce au statut de l’auto-entrepreneur, l’INSEE recense 24 531 créations d’entreprises en septembre soit une croissance de 21,1%. Cette croissance est principalement soutenue par les secteurs des entreprises de soutien aux entreprises et entreprises d’enseignement, santé et action sociale.

Comparée à la même période il y a un an, les trois derniers mois, juillet, août et septembre, ont enregistré une croissance de 80,3%. Cette croissance est surtout le fait de l’explosion du nombre d’entreprises de services aux ménages créées. Avec 123,7% de croissance en un an, ce secteur est celui enregistrant le plus fort développement.

A fin septembre 2009, l’INSEE recense 230 649 auto-entrepreneurs, si le nombre de créations d’entreprises sous le statut de l’auto-entrepreneur se maintient, il est possible que l’objectif des 300 000 auto-entrepreneurs soit atteint à la fin de l’année.

Plus de détails sur le rapport statistique des créations d’entreprises sont disponibles sur le site de l’INSEE.

Portrait de Anne-Marie Idrac
20 octobre 2009

Trois mesures pour le recours aux VIE par les TPE – PME

Dans le cadre du dixième Forum VIE, Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État en charge du Commerce extérieur, a annoncé la mise en place de trois mesures relatives au Volontariat International en Entreprise en faveur des TPE-PME.

Anne-Marie Idrac a annoncé, le 16 octobre, la mise en place de deux mesures en faveur des TPE-PME facilitant le recours à des volontaires internationaux en entreprise et d’une troisième mesure relative au quota de salariés pris en compte pour le calcul du taux de la taxe d’apprentissage.

Le volontariat international en entreprise (VIE) permet aux entreprises françaises de confier à un jeune de moins de 28 ans, une mission professionnelle à l’étranger durant une période variable allant de 6 à 24 mois et renouvelable une fois.

Le volontaire peut avoir des missions de diverses ampleurs, allant de la prospection de marchés étrangers, à la recherche de partenariats, en passant par la création d’une structure locale.

Les VIE peuvent donc devenir des atouts majeurs dans le cadre du développement d’une entreprise à l’international. Le seul frein, jusqu’à présent, pour les TPE et les PME étaient l’investissement représenté par l’embauche d’un VIE. Un VIE n’étant pas un salarié comme les autre, il demande un encadrement. S’il peut-être un coup de pouce décisif au développement international d’une PME il ne peut pas en être la pierre angulaire.

Le VIE multicartes, dont Anne-Marie Idrac a annoncé le 16 octobre l’entrée en vigueur, répond précisément à ce problème :

  • les TPE ou les primo-exportateurs auront la possibilité d’utiliser seulement une partie du temps d’un volontaire ;
  • le volontaire sera hébergé par les bureaux Ubifrance à l’étranger, ce qui ôtera le poids des charges de structure aux entreprises ;
  • le VIE sera placé sous la responsabilité du directeur local d’Ubifrance afin de garantir le respect des engagements qualité du travail des volontaires ;
  • les institutions (fédérations professionnelles, pôles de compétitivité, collectivités territoriales, etc.) pourront aussi recourir à des VIE multicartes.
  • A terme, les VIE multicartes ont vocation à être présents dans tous les bureaux d’Ubifrance à l’étranger. Cette mesure est la finalité d’un ensemble de mesure relatives aux VIE prises ses derniers (portage par des grands groupes, partage, parrainage par des conseillers du commerce extérieur)

    La seconde mesure, favorisant elle aussi le recours aux VIE par des TEP – PME, est relative aux cautions exigées afin de recourir aux VIE. Celles-ci ont été drastiquement réduites :

  • 37 % pour la Chine,
  • 62 % pour le Japon,
  • 57 % aux Etats-Unis.
  • La troisième mesure, permet à toutes leurs entreprises d’intégrer les VIE dans le quota de salariés pris en compte pour le calcul du taux de la taxe d’apprentissage.

    Anne-Marie Idrac a ainsi expliqué que :

    Nos entreprises, en particulier les PME et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), disposent désormais d’outils leur permettant, dans le contexte actuel de crise, de se saisir les opportunités de développement à l’international

    Pour plus d’informations vous pouvez consulter le communiqué officiel du gouvernement.

    Portrait de Gilles Poupardin
    19 octobre 2009

    Interview de Gilles Poupardin, créateur de Sencities

    Nous vous avons déjà parlé de Gilles Poupardin, jeune entrepreneur qui a créé un City-guide basé sur les émotions et les ambiances. Sencities permet en effet aux internautes de chercher des lieux de sorties en se basant sur les critères de prix, de localisation et surtout d’ambiance.

    Rédacteur du blog We Change the World, Gilles Poupardin a répondu aux questions d’Horizon Entrepreneurs.

    Horizon Entrepreneurs : Bonjour Gilles, pouvez-vous vous présenter en quelques
    lignes.

    Gilles Poupardin : Bonjour,
    Je suis le fondateur de Sencities, le 1er City-Guide pour trouver des lieux de sorties (restaurants, bars, clubs) suivant ses émotions.

    Je suis parti de constats assez simples : on ne sait jamais où aller manger au restaurant. Pourquoi choisir un bar en fonction de critères rationnels ? Le moteur de suggestion de Sencities s’adresse à tous ceux qui souhaitent être surpris et découvrir des lieux sympa avec leur cerveau droit (celui qui est intuitif et créatif). Vous sélectionnez des formes, des couleurs, des matières et Sencities vous suggère intuitivement une idée de restaurant.

    Sinon j’aime le ski, les livres et les gens.

    Horizon Entrepreneurs : Pouvez-vous nous présenter votre blog ?

    Gilles Poupardin : J’ai commencé à écrire sur We change the World, au début de l’année. A ce moment là, je lançais Sencities et je pensais avoir des choses à dire sur la création d’entreprise. Mes posts sont inspirés de mon expérience personnelle et de ma vision sur l’entrepreneuriat. Je suis heureux d’échanger avec d’autres entrepreneurs et j’espère que certains d’entre eux y trouvent des choses utiles.


    Horizon Entrepreneurs : Sur quels sites surfez-vous ?

    Gilles Poupardin : Deux blogs incontournables sur l’entrepreneuriat et le marketing : Guy Kawasaki et Seth Godin

    Twitter, vraiment très utile quand on l’utilise comme un outil.

    Horizon Entrepreneurs : Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’entrepreneur ?

    Gilles Poupardin : Le premier client ! En tant qu’entrepreneur, tu parts de rien, tu dois imaginer et construire ton projet brique par brique. De voir que des gens utilisent ton service et que tes premiers clients te font confiance, c’est une belle récompense.


    Horizon Entrepreneurs : Quelle est l’entreprise que vous auriez aimé créer ?

    Gilles Poupardin : La Grameen Bank, créée par Muhammad Yunus, qui a contribuée au développement mondial du micro-crédit, en commençant par prêter de l’argent aux pauvres du Bangladesh, sans exiger de garanties. Aujourd’hui des millions de pauvres dans le monde améliorent leurs conditions de vie grâce au micro-crédit.

    M. Yunus est également le père du Social Business, modèle d’entreprise rentable, qui ne verse pas de dividendes, mais qui réinjecte tous les bénéfices pour assurer la croissance de la société.

    Il a dit quelque chose de fort auquel je crois profondément : «Human are bigger than money makers »


    Horizon Entrepreneurs : Un entrepreneur qui mérite un lien ?

    Gilles Poupardin : Mon ami Guilhem Bertholet, responsable de l’incubateur HEC, entrepreneur dans l’âme et qui alimente un blog pertinent et amusant sur la création d’entreprise : http://www.guilhembertholet.com/blog/


    Horizon Entrepreneurs : Un seul conseil à un jeune entrepreneur ?

    Gilles Poupardin : FAIRE plutôt que dire. La « bonne idée » ne vaut pas grand chose. Combien d’idées avons-nous chaque jour ? Combien en réalise t-on ? Il faut opter pour l’idée qui nous « habite », trouver les bonnes personnes pour la réaliser et sortir son produit. Le plus tôt possible.

    Horizon Entrepreneurs : La question non posée à laquelle vous aimeriez répondre ?

    Gilles Poupardin : Entreprendre vous rend-t-il heureux ?
    OUI !

    Nous remercions chaleureusement Gilles d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pour en savoir plus sur Gilles Poupardin vous pouvez consulter son site personnel.

    Opinion sur l'accès aux crédits pour les PME en septembre 2009
    13 octobre 2009

    Baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME

    Au mois de mars KPMG, pour le compte de la CGPME, publiait son baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME. Dans ce baromètre il était alors estimé que 87% des chefs d’entreprises interrogés étaient inquiets quant aux effets de la crise sur leurs solutions de financement et près d’un tiers d’entre eux estimait que la crise avait rendu l’accès au crédit plus difficile. 6 mois plus tard KPMG renouvelle son étude, en partenariat avec IPSOS, pour déterminer comment les chefs d’entreprises perçoivent leur situation par rapport à la crise.

    82% des chefs d’entreprises interrogés estiment que la crise a eu un impact négatif sur les conditions d’accès au crédit. Si le pourcentage est presque égal à celui du mois de février, une évolution nette a eu lieu quant au degré d’appréciation de l’impact. 26% estiment que l’impact est très important contre 35% en février. Par contre 56% estiment l’impact important contre 45% en février.

    Parmi les difficultés rencontrées, les chefs d’entreprises estiment que leur principale difficulté est de faire face à une baisse du chiffre d’affaires. Cette difficulté tend à s’atténuer depuis quelques mois, puisque si 55% des chefs d’entreprises estiment devoir faire face à cette difficulté, cela représente 8 points de moins que lors du dernier baromètre.

    Cette difficulté est accentuée pour les entreprises de services puisque 63% des chefs d’entreprises de services interrogés estiment avoir à faire face à une baisse de chiffre d’affaires.

    Ce baromètre permet de mettre en avant une évolution dans la perception de la situation. Au début de l’année, les chefs d’entreprises étaient soucieux de l’impact de cette dernière sur leur activité, aujourd’hui la problématique est plus portée sur les difficultés d’accès aux crédit et sources de financements.

    Pour plus de détails, vous pouvez consulter cette étude dans sa version détaillées sur le site de la CGPME.

    10 octobre 2009

    Dispositif anti-crise : l’étalement des dettes fiscales et sociales

    Deux cas de figure :

    • Si vos difficultés financières concernent différents organismes publics, vous avez intérêt à vous adresser à la Commission des chefs de services financiers (CCSF) (voir plus bas).
    • En revanche, si vos difficultés sont limitées aux cotisations sociales, vous pouvez vous contenter d’une demande d’étalement à l’Urssaf.

    A qui adresser votre demande d’étalement Urssaf ?

    Vous avez le choix entre deux procédures simplifiées et rapides :

    • Contacter le 0 821 0 821 33 (0,118 € TTC la minute), du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h 30.
    • Adresser votre demande d’étalement sur le site de l’Urssaf

    L’Urssaf s’est engagée à traiter les « dossiers simples » dans un délai de trois jours pour les demandes sur internet et dans un délai de cinq jours, en cas d’appel téléphonique.

    Quelles informations fournir ?

    • L’origine de vos difficultés et le contexte de votre demande.
    • Les actions que vous comptez mettre en œuvre pour rétablir votre situation.

    Une condition préalable : s’acquitter du « précompte salarial »

    Pour bénéficier d’un plan d’apurement des dettes, vous devez vous acquitter de la part salariale des cotisations (le « précompte salarial »). Cette règle est néanmoins assouplie : vous disposez désormais d’un mois en plus pour ce faire.

    Une remise exceptionnelle sur les majorations de retard

    Tout employeur qui ne s’acquitte pas du paiement de cotisations dans les délais légaux subit une majoration de retard de 5 % à laquelle s’ajoute une majoration complémentaire fixée à 0,4 % par mois.

    Il est possible de demander à l’Urssaf l’effacement de la majoration initiale de 5 %, notamment à l’issue du plan d’échelonnement, lorsque celui-ci a été respecté.

    Exceptionnellement, compte tenu des difficultés économiques actuelles, la remise de la majoration de 5 % est accordée automatiquement en 2009 pour toutes les entreprises ayant respecté le plan d’étalement.

    Si vous avez plusieurs créanciers publics

    Si vous avez plusieurs créances sociales et fiscales, vous avez intérêt à vous adresser à la commission des chefs de services financiers (CCSF), qui réunit les représentants des différents organismes publics.
    Celle-ci peut vous accorder  un échéancier de paiement pour une durée pouvant dépasser une année.

    Comment saisir la CCSF ?

    Vous devez adresser un courrier au secrétariat de la CCSF de votre département. Ce courrier doit  préciser :

    • le nom de l’entreprise, sa forme juridique, son adresse, le n° siren, le n° Urssaf, le nombre de salariés.
    • l’origine de vos difficultés financières et les mesures de redressement envisagées.

    Vous devez par ailleurs y joindre la dernière liasse fiscale.

    Pour en savoir plus

    Délais de paiement : une réduction attendue ?
    10 octobre 2009

    Délais de paiement : une réduction attendue ?

    La loi de modernisation de l’économie (LME) a réduit les délais de paiement convenus entre les parties à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de l’émission de la facture. Objectifs : desserrer les contraintes financières qui pèsent notamment sur les PME et se rapprocher des délais européens.

    Ce nouveau délai s’applique à tous les secteurs économiques : producteur, commerçant, industriel ou artisan, à l’exclusion des non professionnels. Toutefois, certains secteurs demeurent soumis à des délais spécifiques : 30 jours pour le transport de marchandises et 20 ou 30 jours selon les produits alimentaires périssables. Les délais de 75 jours pour certaines boissons alcooliques ont été ramenés à 60 jours ou 45 jours fin de mois. Il s’applique également à tous produits ou services, sans distinction.

    Éclairage de Jean-Pierre Gouzy, Expert comptable et commissaire aux comptes

    Cette réforme ne présente pas que des avantages…

    Jean-Pierre Gouzy : En effet. Avant la loi, beaucoup de Professionnels réglaient leurs factures à 90 jours. Ils ont donc perdu environ trente jours de financement de stock. Le problème est plus aigu encore pour les activités à caractère saisonnier. Les entreprises doivent donc se tourner vers leur expert comptable et leur banquier, pour réévaluer leurs besoins en fonds de roulement s’ils ne veulent pas se trouver devant une impasse de trésorerie.

    Qu’en est-il des accords dérogatoires qui peuvent être conclus dans certains secteurs ?

    Pour laisser à certains secteurs économiques le temps de s’adapter, la loi a prévu la possibilité de fixer par voie d’accord interprofessionnel des délais dérogeant au délai légal de paiement, pour une période de transition de trois ans maximum, soit jusqu’au 1er janvier 2012. L’avis de l’Autorité de la concurrence sur ces dérogations sectorielles est alors obligatoire, en raison des risques potentiels de distorsion de concurrence qu’elles comportent.

    Mais dans les faits, ce dispositif est extrêmement complexe. Il crée des distorsions tout d’abord pour ceux qui subissent, du fait d’un accord dérogatoire, un décalage entre le règlement client et le règlement fournisseur. Ensuite, il est très difficile de savoir quelle règle appliquer face à chaque cas de figure. A ce jour, une quarantaine d’accords dérogatoires auraient été signés (notamment le jouet, l’horlogerie, la bijouterie, etc.). Mais aucun document, aucun site officiel, ne les répertorie.

    Pour avoir l’information, il faut donc se tourner vers les syndicats professionnels. La chose se complique encore quand un fournisseur a plusieurs activités et dépend d’un côté d’un accord dérogatoire (partie bricolage) et de l’autre non (jardinage). Tous ces aspects seront réglés en 2012.

    Pour en savoir plus :