30 septembre 2009
Depuis quelques mois les artisans demandent au gouvernement que le statut de l’auto-entrepreneur soit réformé afin de prendre en compte les réalités de l’artisanat et d’inclure les exigences de formation et d’accompagnement des artisans de droit commun.
Aujourd’hui tout entrepreneur souhaitant bénéficier de la qualité d’artisan doit posséder les qualifications et formations nécessaires. Or le statut de l’auto-entrepreneur, de par sa simplicité d’enregistrement, n’exige pas des auto-entrepreneurs exerçant dans l’artisanat d’attester des qualifications et diplômes nécessaires.
Le député UMP du Rhône Patrice Verchère a demandé à Hervé Novelli de préciser les intentions du Gouvernement concernant le statut de l’auto-entrepreneur et l’artisanat.
Suivant les recommandations faites par le groupe de travail mis en place le 6 mai 2009, Hervé Novelli va proposer, dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux réseaux consulaires, deux mesures relatives aux créations d’entreprises dans l’artisanat sous le régime de l’auto-entrepreneur.
La première mesure proposée sera relative à la qualification professionnelle des auto-entrepreneurs artisanaux. Dorénavant à la création de l’entreprise, à l’instar des entrepreneurs de droit commun, l’auto-entrepreneur artisanal devra attester de ses qualifications professionnelles.
La seconde mesure sera quant à elle relative à l’accompagnement des créateurs d’entreprises artisanales optant pour le statut de l’auto-entrepreneur. Dorénavant ils bénéficieront des mêmes droits à l’accompagnement que les artisans, en contrepartie les auto-entrepreneurs artisans devront eux aussi s’immatriculer au registre des métiers.
Cette immatriculation sera gratuite et sans taxe pendant les trois premières années à compter de la création d’activité, et ne nécessitera pas de formalité additionnelle à la procédure de création d’entreprises grâce au statut de l’auto-entrepreneur.
Ces deux évolutions seront proposées au Parlement lors de l’examen du projet de loi relatif aux réseaux consulaires.
29 septembre 2009
Hier, comme chaque mois, nous vous avons relayé les résultats de la dernière étude de l’INSEE concernant la création d’entreprises en France. Au mois d’août 2009 ce sont donc 47 000 entreprises qui ont été créées, soit une croissance de 2,1% par apport au mois de juillet.
Au sein de cette étude l’INSEE a inclu des des statistiques relatives à la création d’entreprise grâce au statut de l’auto-entrepreneur.
La semaine dernière, nous vous informions que 40% des auto-entrepreneurs avaient déclaré, durant le premier semestre de l’année, un chiffre d’affaire. A cette occasion Hervé Novelli avait alors exprimé sa volonté qu’à la fin de l’année 2009, 300 000 entreprises aient été créées en bénéficiant du statut de l’auto-entrepreneur.
Entre le 1er janvier 2009 et le 31 août 2009, l’INSEE a recensé la création de 373 382 entreprises. Parmi celles-ci on dénombre quelques 274 263 entreprises individuelles dont 198 819 auto-entrepreneurs.
En 2009, sur les 8 premiers mois de l’année, 53% des entreprises créées sont des auto-entrepreneurs.
Pour plus d’informations sur le sujet vous pouvez consulter l’étude de l’INSEE sur la création d’entreprises en France en août 2009.
28 septembre 2009
Quand on est cohérent, on l’est jusqu’au bout !
En 2005, Anaïs et Édouard de Warren, deux commerciaux, créent Solergie, une société spécialisée dans le conseil en économie d’énergie pour les particuliers et professionnels et dans la vente d’équipements éco-énergétiques. Trois ans plus tard, l’entreprise s’est développée et a besoin de nouveaux locaux. Le couple se lance alors un nouveau défi : construire un bâtiment « à énergie positive » (qui produise plus d’énergie qu’il n’en consomme).
La démarche est pionnière, ce type d’ouvrage étant en général édifié à titre expérimental, pour des édifices publics, comme des lycées, par exemple… mais pas pour un usage professionnel. « Nous voulions montrer que l’on pouvait bâtir de l’écologique, sans pour autant payer le prix fort… Que l’écologique pouvait être réalisable et rentable », explique Anaïs de Warren, gérante de Solergie. Une philosophie qui résume parfaitement l’esprit de Solergie, qui s’est construit une clientèle fidèle en sélectionnant sur le marché les solutions écolos efficaces et abordables, là où beaucoup de concurrents croient souvent plus rentable de faire rimer « écologie » et « cherté ».
Le plus difficile s’avère de trouver l’architecte, la plupart proposant des projets ambitieux, mais également très onéreux. Solergie trouve son bonheur avec l’entreprise Breust & Chabrier, basée à Joué-les-Tours, qui fait preuve d’une parfaite écoute. « Ils ont bâti un projet 15 % plus cher qu’une construction classique, la différence se trouvant amortie au bout de sept à dix ans… Les autres architectes n’hésitaient pas à proposer de leur côté un surcoût de 200 %. », confie Anaïs de Warren.
Produits isolants, toiture végétalisée, puits canadien, éclairage basse consommation, panneau photovoltaïque produisant de l’énergie revendue à EDF… permettent d’arriver à l’objectif « bâtiment à énergie positive ». Coût du projet : 500 000 euros (y compris le terrain), dont 350 000 à 400 000 euros pour un bâtiment de 300 m2, comprenant 100 m2 de showroom et bureaux. L’Ademe apporte 14 000 euros de subvention. La Caisse d’Epargne, intéressée par l’originalité et l’exemplarité du projet, prête 250 000 euros, sur quinze ans. Le bâtiment est inauguré en juin 2009.
Pour découvrir le témoignage de Solergie en vidéo : http://www.caisse-epargne-loirecentre.com/
Les statistiques de la création d’entreprises sont très suivies depuis le début de l’année et la mise en place du statut de l’auto-entrepreneur. Ce dernier a permis de fortement stimuler le nombre d’entreprises créées avec une pointe de plus de 50 000 entreprises créées en juin 2009. Alors que le mois de juillet amenait une forte baisse du nombre d’entreprises créées depuis le début de l’année, août renoue avec la croissance et enregistre 47 361 créations d’entreprises soit une croissance de 2,1% par rapport au mois de juillet.
Le mois d’août, s’il note une croissance par apport au mois de juillet, est largement soutenu par la création d’entreprises dans le secteur de l’industrie, +23,5% par apport au mois de juillet, par les entreprises de construction, +19,2%, et par les entreprises de services aux ménages, +13,7%.
La baisse entamée par le nombre d’entreprises de l’information et de la télécommunication créées se poursuit en août avec 2 783 entreprises créées soit une baisse de 8,6% par apport à juillet. Il est à noter que ce secteur a bénéficié d’une croissance de 78,9% sur les douze derniers mois.
L’INSEE observe que les activités de services et le commerce sont celles qui contribuent le plus à la croissance du nombre d’entreprises créées ces trois derniers mois. Cumulées, les créations d’entreprises des mois de juin, juillet et août 2009 réalisent une croissance de +73,9% par apport à la même période en 2008.
Tous secteurs confondus, l’INSEE a estimé que le nombre d’entreprises créées est en hausse de 40 % sur les 12 derniers mois par apport aux douze mois précédents.
Pour plus de détails vous pouvez consulter l’étude intégrale de l’INSEE sur les créations d’entreprises en août 2009.
25 septembre 2009
Il y a quelques semaines nous vous avons parlé de l’ensemble des mesures mises en place par le gouvernement visant à favoriser l’embauche de jeunes salariés au sein des entreprises. Parmi ses mesures, l’une d’elles avait pour objectif d’inciter les entreprises à embaucher leurs stagiaires en CDI au terme de leur stage. Cette incitation prenant la forme d’une prime de 3 000 euros par embauche. Initialement prévue pour se terminer en septembre 2009, cette mesure a été prolongée jusqu’en juin 2010.
Les premiers résultats de cette mesure ayant été jugés décevants, seules 1 676 embauches de réalisées selon Les Echos, le gouvernement a décidé de la reconduire dans le temps et de la renforcer au moyen de diverses actions en faveur des contrats professionnalisant.
Tout d’abord, la mesure concerne désormais toutes les personnes ayant commencé leur stage avant le 30 septembre 2009, ce qui permet de prendre en compte l’ensemble des contrats professionnalisants réalisés dans le cadre de l’année scolaire 2009-2010.
Ensuite, les branches du commerce et de la distribution, des travaux publics, de l’intérim et de la métallurgie de l’UIMM ont signé, grâce au travail de sensibilisation de Jean-François Pilliard, délégué général de l’UIMM, une convention avec le Pôle Emploi qui devrait permettre l’embauche de 42.000 jeunes en contrat de professionnalisation.
La dernière mesure en faveur des contrats de professionnalisation concerne les démarches d’inscription en CFA. Dorénavant les jeunes auront la possibilité d’être inscrits dans un CFA et de continuer à chercher un employeur dans le cadre de leur formation et ce jusqu’à janvier 2010. Ce prolongement sera adapté dans le futur et ira jusqu’au mois de décembre.
Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi et Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, haut commissaire à la Jeunesse ont annoncé un objectif de 50 000 recrutements en CDI grâce à ces mesures. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le communiqué de presse sur le sujet sur le site du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.
Les méthodes de recrutement sont en plein bouleversement suite à l’explosion des réseaux sociaux. LinkedIn, ou Viadeo, sont des réseaux sociaux professionnels de plus en plus utilisés durant le recrutement de personnel.
Olivier Croce, co-fondateur du Cabinet de chasseurs de têtes PeopleSearch, et Francis Lelong, répondent aux questions de Thomas Blard sur le recrutement 2.0 et l’usage des réseaux sociaux par les recruteurs.