Il y a quelques mois de cela, nous vous avions fait part de la volonté du gouvernement de modifier la législation encadrant les possibilités qu’ontles fonctionnaires en matière de création d’entreprises. Comme nous vous l’avions expliqué, les fonctionnaires peuvent créer une entreprise mais avec quelques conditions. Le statut d’auto-entrepreneur n’étant qu’une forme supplémentaire de création d’entreprise, les fonctionnaires étaient de facto limités dans leur utilisation du statut d’auto-entrepreneur. Le gouvernement souhaite apporter des modifications afin de permettre aux fonctionnaires de se créer une activité annexe plus facilement.
A l’occasion de l’annonce du nombre d’entreprises créées sous le statut de l’auto-entrepreneur au premier semestre 2009, Hervé Novelli, secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, aux Petites et Moyennes entreprises, au Tourisme, aux Services et à la Consommation, a également annoncé que des réformes étaient en cours concernant l’utilisation du statut d’auto-entrepreneur par les fonctionnaires.
La première réforme est d’ores et déjà discutée au parlement dans le cadre du projet de loi Fonction publique : mobilité et parcours professionnels . Ce projet de loi modifiera la durée durant laquelle un fonctionnaire pourra, sur dérogation, être fonctionnaire et créer son entreprise.
La seconde réforme, qui n’est pas encore programmée à l’agenda du parlement, permettra aux auto-entrepreneurs de cumuler leur poste d’auto-entrepreneur avec leur poste de fonctionnaire sans limite de temps, pour certaines activités telles que :
les activités commerciales de mise en valeur d ’un patrimoine personnel, y compris la restauration et l’hébergement (par exemple les chambres d’hôte),
tous les services à la personne,
et la vente de biens fabriqués personnellement
Rédigé conjointement avec le Ministère du Budget, les modifications devraient être actées fin 2009.
Depuis le 1er janvier 2009, la création d’entreprise est émulée par la mise en place du statut d’auto-entrepreneur. Avec une très forte augmentation du nombre d’entreprises créées sur le premier semestre 2009 et 182 000 auto-entrepreneurs déclarés, le statut de l’auto-entrepreneur est, selon Hervé Novelli :
un succès impressionnant qui va bien au-delà de ce que nous avions escompté.
Le bilan d’étape du 1er semestre a permis de mettre à jour le portrait de l’auto-entrepreneur. Les auto-entrepreneurs sont à 66% des hommes, âgés de 40 ans en moyenne (contre 39 ans pour les autres créateurs individuels d’entreprise). 33% d’entre eux sont salariés, 25% sont inscrits sous le régime de l’Accre, 6% sont retraités ou pensionnés ; 36% d’entre eux échappent à ces trois catégories.
Les secteurs porteurs de création d’entreprises sous le régime de l’auto-entrepreneur sont :
la construction (12%)
les activités commerciales de détail (19%)
les « autres activités commerciales et de service » (21%)
l’enseignement (5%)
les activités informatiques (6%)
le secteur « design, photographie, traduction… » (6%)
les arts et spectacles (5%).
Avec 182 000 auto-entrepreneurs de déclarés durant le premier semestre 2009, le statut est en passe d’atteindre l’objectif annuel des 200 000 auto-entrepreneurs. Forts de ce succès Hervé Novelli et Christine Lagarde, ont annoncé vouloir passer le cap des 500 000 entreprises créées durant l’année 2009.
L’outil informatique et les Technologies de l’Information et de la Comunication de manière générale ont pris une place prépondérante au sein de la vie des entreprises. L’outil informatique, outil central de la vie d’une entreprise, de son développement et de sa gestion, stocke et échange les informations clés de l’entreprise. Centre nerveux de la majorité des entreprises, il est très important de sécuriser les systèmes d’informations.
Deux mesures vont être mises en place. La première permettra aux PME de bénéficier d’un volontaire international en entreprise pris en charge par l’état. Cette mesure devrait ainsi permettre aux PME qui souhaitent étendre leur activité à l’export de réaliser études de marché et lancement d’offres tout en limitant les coûts.
La seconde mesure, qui sera mise en place à l’automne, consiste en la création du système Cap Export. Cap Export est une extension de Cap et Cap + à l’export en Europe et dans les pays membres de l’OCDE.
Tous les ans depuis 1999 se tient au mois d’octobre le salon dédié aux micro-entreprises. Cette année c’est dans son cadre que se déroulera le Grand Prix Médicis 2009.
Le Grand Prix Médicis des micro-entreprises est un concours dédié aux entreprises ayant de 0 à 50 employés. Le principe de ce concours est très simple puisqu’il récompense l’entrepreneur qui aura le mieux répondu à la question :
Que feriez-vous avec 7 500 euros pour développer votre activité ?
Les réponses sont alors examinées par les étudiants de la spécialisation Entrepreneur de l’Ecole des Dirigeants et Créateurs d’entreprises. Le Directeur pédagogique et le responsable de spécialisation de l’EDC déterminent les 20 dossiers retenus pour examen du jury.
Le jury – composé du parrain du Grand Prix Médicis, du Directeur pédagogique de l’EDC et de la direction du Salon des micro-entreprises, choisit 6 nominés qui seront auditionnés par le jury.
Le lauréat reçoit alors une dotation d’une valeur de 7 500 euros. Plus d’informations disponibles sur la page du concours.
La création d’entreprises est aussi envisagée par les jeunes. Ecureuil.fr a lancé un sondage sur la création d’entreprises auprès de son lectorat pour déterminer la tendance auprès des jeunes. Au final 80% des personnes sondées envisagent de créer une entreprise s’ils ont un bon projet en main et 44% ont très envie de créer une entreprise.
L’entrepreneuriat prend racine auprès des jeunes. Ecureuil.tv a réalisé un micro-trottoir afin de déterminer les projets qu’ont les jeunes entrepreneurs :