Caisse d'Epargne

La Caisse d’Epargne de Picardie finance l’installation de défibrillateurs publics

Christophe Duquesnoy, responsable animation du marché des professionnels à la Caisse d'Epargne de Picardie. Photo : DR

Christophe Duquesnoy, responsable animation du marché des professionnels à la Caisse d'Epargne de Picardie. Photo : DR

En finançant le déploiement de vingt défibrillateurs automatiques sur son territoire, la Caisse d’Epargne de Picardie se consacre à un vrai problème de santé publique. Explications.

En France, 50 000 personnes meurent chaque année d’un arrêt cardiaque et ce chiffre est d’autant plus alarmant qu’il ne cesse d’augmenter. Toutefois, ce constat n’a rien d’inexorable et depuis la diffusion de défibrillateurs automatiques dans les lieux publics, de nombreuses vies sont désormais épargnées. « Consciente de cet enjeu, la Caisse d’Epargne de Picardie a souhaité accompagner un projet initié par Loïc Amizet, urgentiste à Abbeville, visant à installer vingt nouveaux défibrillateurs dans des cabinets médicaux de la Somme, de l’Oise et de l’Aisne éloignés de l’hôpital et que les secours officiels mettent du temps à rejoindre, » explique Christophe Dusquesnoy, responsable animation du marché des professionnels à la Caisse d’Epargne de Picardie.

Privilégier les cabinets éloignés de l’hôpital
Le premier de ces défibrillateurs a été inauguré en avril dernier dans le cabinet médical de Feuquières-en-Vimeu où cinq médecins reçoivent chaque semaine plusieurs centaines de personnes. Neuf autres le seront d’ici la fin 2010 et les dix suivants au cours de l’année 2011. Très simple d’utilisation et facilement accessible, chacun de ses appareils coûte environ 1 300 euros. En finançant sans condition ce projet d’envergure, la Caisse d’Epargne de Picardie s’inscrit dans une démarche de santé publique.

Loïc Amizet, médecin urgentiste au Centre hospitalier d'Abbeville. Photo : DR

Loïc Amizet, médecin urgentiste au Centre hospitalier d'Abbeville. Photo : DR

Trois questions à… Loïc Amizet, président du Collège de médecine d’urgence de Picardie et urgentiste à l’hôpital d’Abbeville.

Pourquoi avoir initié la diffusion de ce matériel auprès des médecins généralistes ?
Loïc Amizet
: Les défibrillateurs sont aujourd’hui installés dans de nombreux lieux publics et surfaces commerciales. Les diffuser dans des espaces médicaux me semble simplement relever du bon sens. Les patients du cabinet de Feuquières-en-Vimeu ont très bien accueilli leur arrivée.

Comment avez-vous sélectionné cette commune ?
L. A.
: Feuquières se trouve à 25 kilomètres de son hôpital de référence et le temps nécessaire à l’arrivée des secours peut être fatal à la victime. Les médecins du cabinet ont été formés à l’utilisation de ce défibrillateur et sont aujourd’hui en mesure de faire face à un arrêt cardiaque.

Savez-vous si cet appareil a déjà été utilisé ?
L. A.
: Dans ce domaine, le ratio n’est pas important. Ce qui compte, ce n’est pas d’utiliser souvent le défibrillateur, c’est de sauver des vies. Si, grâce à cet appareil, nous n’en sauvons ne serait-ce qu’une, alors le projet sera un vrai succès.

26 août 2010

One response to “La Caisse d’Epargne de Picardie finance l’installation de défibrillateurs publics”

  1. DENIS

    Superbe idée, félicitations à l’Ecureuil Picard !

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