« Les petites entreprises croient souvent que les politiques de ressources humaines sont faites pour les grandes. A tort, car elles ont très souvent les mêmes outils à leur disposition »
Au début des années 80, elle fait la Une de Libération pour avoir créé, avec une bande de copains, le premier club-concert : Les Hespérides, à Plouneour-Trez en Bretagne.
En 1986, rebelote ! Elle propose à la ville de Brest de reprendre un petit pavillon, promis à la destruction, en plein coeur du conservatoire botanique.
« Je voulais ouvrir une crêperie au sein même du jardin. Aujourd’hui, ce type d’initiative est à la mode, mais à l’époque, c’était plutôt pionnier », explique Brigitte Pronost, dirigeante de Blé Noir (deux crêperies, un service traiteur, une école de formation). Vingt ans plus tard, celle-ci n’a pas renié l’esprit des débuts… « Le respect des collaborateurs, de leur travail, de leur rythme, l’intéressement aux bénéfices… Tout cela est fondamental pour nous », explique-t-elle.
Des salaires fixés à 30 % au-dessus du Smic pour l’ensemble des salariés en CDI, des horaires aménagés en fonction des besoins de chacun, des primes d’intéressement annuelles qui peuvent correspondre à plusieurs mois de salaire selon les salariés, des titres restaurant, chèques cadeaux… Blé Noir utilise tous les outils mis à sa disposition pour améliorer le bien-être au travail.
Son prochain combat ? Maintenir les seniors dans leur poste, au même salaire mais avec moins de pénibilité. Une démarche globale d’une grande cohérence, qui lui a valu le trophée Commerce Mag du « Commerçant de l’année 2008 ».



