Rencontre avec Hugo Bents, étudiant à ESC Bordeaux et créateur associé du site SchoolTouch, site de vente en ligne qui propose aux écoles des produits texile à personnaliser.
Bonjour Hugo, jeune entrepreneur, pouvez-vous en quelques lignes vous présenter ?
Bonjour !
Je m’appelle Hugo Bentz, j’ai 23 ans et suis bientôt diplômé de BEM (ESC Bordeaux). Nous avons créé School Touch il y a quatre mois, avec Thibault Lavielle, afin de répondre à un besoin auquel nous avons tous les deux été confrontés durant nos études : l’achat de textile personnalisé (imprimé ou brodé).
L’idée était donc de monter une structure pouvant répondre très clairement à la demande des étudiants en leur proposant des délais courts, un interlocuteur qui les comprend et des tarifs attractifs.
Quel est le concept de School Touch ?
School Touch est une marque de prêt-à-porter universitaire qui propose un large catalogue de produits textiles et accessoires personnalisables aux couleurs des différentes écoles, universités, lycées, IUT, et également des différentes associations qui animent le monde étudiant.
En combien de temps votre projet a-t’il vu le jour ? Quelles ont été les différentes étapes de la création ?
Nous nous sommes rencontrés avec Thibault dès le mois de janvier de cette année, un peu par hasard, en bossant sur un même projet. Et très vite, nos idées et notre vision de ce business ont convergé. On a donc décidé assez rapidement de se lancer à deux. Nous avions la chance d’avoir Christophe Charle (fondateur de CDiscount) dans notre réseau commun, et qui s’est désormais lancé dans l’impression.
Après lui avoir présenté le projet dès le mois de février-mars, il a tout de suite décidé de nous mettre le pied à l’étrier.
Nous avons enfin lancé l’activité, véritablement en août (lancement de la production, du site internet et de la page Facebook de School Touch).
Pourquoi avoir choisi la voie de l’entrepreneuriat plutôt que celle du salariat ?
Pour la simple et bonne raison que j’avais besoin d’un véritable projet perso qui m’anime, et pas d’un simple job dans une plus grosse boîte, avec certes un plan de carrière tout tracé, mais où on ne s’éloigne pas trop des clous, et où son avis personnel est noyé dans la masse. Néanmoins, je n’ai rien contre cela, c’est juste que ce n’était pas pour moi ! Désormais, je sais que lorsque je travaille, c’est pour moi-même !
Lorsqu’on est entrepreneur, on voit à très court terme les répercussions (positives ou négatives) de ses actes, et surtout on se lance, parfois la tête dans le guidon, même s’il y a des risques de se « casser la gueule »… Mais quand ça marche, on ressent une émulation au sein de l’équipe que l’on ne pourrait pas avoir au sein d’un service ou d’un département d’une grosse boîte.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite créer son activité ?
Je lui dirais de bien étudier son marché et son produit au préalable. De bien s’entourer (associés, investisseurs, collaborateur, fournisseurs,…).
De cultiver sa polyvalence ! Et enfin de ne pas avoir peur des nuits très courtes et des repas qui sautent !
Que pensez-vous de cette citation : « l’échec est la mère du succès ! » ?
J’en pense beaucoup de choses !
Il est clair qu’au début de son activité, on fait sûrement autant d’erreurs que de bonnes choses, et c’est grâce à tous ces échecs, qu’on se réunit autour d’une table et qu’on se dit : « Qu’est-ce qui a merdé ? Pourquoi ? Comment améliorer tout ça ? ».
Et ensuite l’interaction entre tous les membres de l’équipe fait qu’on trouve les solutions et qu’on arrive à s’améliorer tous les jours !
Pour terminer, vous pourrez dire que vous avez réussi quand…
Thibault et moi-même sommes d’éternels insatisfaits, donc ce sera difficile ! ![]()
Non plus sérieusement, à titre personnel, je n’ai pas pour le moment une ambition en termes de chiffre d’affaires (même si c’est un bon indicateur de réussite).
Je pourrai dire qu’on a réussi quand School Touch trustera l’ensemble du marché du textile étudiant et que l’on pourra se permettre de développer d’autres projets qu’on a en tête, toujours sur ce même marché ! To be continued…






