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Consommation 2012 : quelles perspectives ?

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Alain Tourdjman, directeur Etudes et prospective de BPCE. Photo : J. Chiscano

Quelle sera la vigueur de la consommation française en 2012 ? Comme la plupart des économistes, Alain Tourdjman, directeur Etudes et prospective de BPCE, prévoit une année en creux, avec un pouvoir d’achat ne se redressant pas encore. Défi pour les TPE : savoir décrypter le comportement des ménages.

 

2012 : une croissance faible attendue

Le scénario le plus probable (hors crise généralisée de l’euro) est celui d’une croissance faible, autour de 1 %. «Malgré un effet a priori favorable du cycle d’investissement des entreprises, la réduction du déficit public et l’atonie de la consommation devraient peser sur l’activité en 2012 », anticipe Alain Tourdjman. En effet, malgré une marge de baisse du taux d’épargne déjà partiellement utilisée en 2010, la dynamique passée de la consommation est compromise. En cause, la faiblesse du pouvoir d’achat. En moyenne, pour un ménage, il a baissé de 0,2 % par an sur les trois dernières années. Pour les postes budgétaires dits « arbitrables », en dehors des dépenses contraintes comme le logement, cette baisse atteint 0,4 % par an. « Avec un chômage toujours élevé et la nécessaire maîtrise des déficits publics qui pèse sur les prélèvements obligatoires et les prestations sociales, le pouvoir d’achat par ménage pourrait encore stagner voire baisser encore en 2012 », ajoute Alain Tourdjman.

 

Des différences sectorielles

Les perspectives diffèrent selon l’activité. En BTP, par exemple, la construction neuve devrait ralentir du fait de l’avantage fiscal réduit du Scellier, ce qui freine les besoins de biens d’équipement du logement. En revanche, la demande est moins volatile sur les travaux, ce qui devrait permettre au second-œuvre du bâtiment de résister. Source d’économie pour le particulier, le e-commerce, par ailleurs, devrait poursuivre sa croissance.

« Le consommateur de 2012 sera toujours plus flexible, revendiquant son autonomie et sa capacité à maîtriser ses choix, souligne Alain Tourdjman. Les TPE devront pouvoir saisir les opportunités et établir avec lui une relation à valeur ajoutée, à l’image de ces campings dont la montée en gamme accompagne une évolution des choix de vie et des pratiques touristiques des Français. »

 

 

13 octobre 2011

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